Selon une analyse du Financial Times, les investissements chinois accélèrent l'émergence du Maroc comme un pôle industriel clé pour les véhicules électriques (VE), alors que l'Union européenne définit le statut industriel du Maroc dans son futur cadre commercial. Le rapport souligne que les capitaux chinois affluent dans le secteur automobile marocain, en particulier dans la fabrication de batteries et de VE, en tirant parti des accords de libre-échange du pays avec l'UE et les États-Unis.
Le Maroc est devenu un lieu stratégique pour les entreprises chinoises cherchant à accéder aux marchés occidentaux tout en évitant les droits de douane. Le royaume nord-africain accueille déjà d'importants investissements chinois dans des gigafactories de batteries, comme celles de Gotion High-Tech et de CNGR Advanced Materials, qui s'inscrivent dans une tendance plus large d'expansion de la chaîne d'approvisionnement des VE chinois à l'étranger.
L'UE examine actuellement le statut industriel du Maroc dans le cadre de son dispositif commercial et d'investissement actualisé, ce qui pourrait affecter la manière dont les produits fabriqués au Maroc, y compris ceux des usines chinoises, sont traités sur le marché européen. Cela intervient alors que le bloc cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement chinoises tout en maintenant ses liens commerciaux avec le Maroc.
Les données de l'Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) montrent que les investissements directs étrangers chinois au Maroc ont atteint des niveaux records en 2025, portés par le secteur des VE. Cependant, les chiffres spécifiques pour 2026 ne sont pas encore disponibles publiquement au 31 mai 2026.