Des manifestations ont éclaté au Maroc suite à des hausses significatives des prix des carburants, décidées dans le cadre de la réduction des subventions de l'État. Ces ajustements, intégrés à un programme de réformes économiques plus large, ont un impact direct sur le coût des transports et des biens essentiels, suscitant un mécontentement populaire.
Le gouvernement marocain supprime progressivement depuis plusieurs années les subventions sur le gaz butane et les produits pétroliers pour alléger la pression sur le budget de l'État. Cette politique, souvent encouragée par les institutions financières internationales, vise à réorienter les fonds vers des programmes sociaux, mais elle alourdit immédiatement les dépenses des ménages et des entreprises.
Les manifestants, dont des chauffeurs syndiqués et des citoyens, sont descendus dans les rues de villes comme Rabat et Casablanca, appelant le gouvernement à intervenir pour freiner la flambée des coûts. Ces protestations mettent en lumière la tension persistante entre les réformes fiscales nécessaires et leur impact social immédiat, dans un contexte d'incertitude économique mondiale.
Les analystes relèvent que si la réforme des subventions est un ajustement structurel à long terme, son effet à court terme est une poussée inflationniste qui touche de manière disproportionnée les familles aux revenus modestes et moyens. Le gouvernement a déclaré surveiller la situation et a mis en œuvre certaines mesures de compensation ciblées, mais la colère publique demeure vive.