La garantie constitutionnelle de la liberté d'expression au Maroc, prévue à l'article 28, se heurte à des limitations pratiques imposées par la loi 88-13 sur la presse et le Code de procédure pénale. Ces lois imposent des restrictions que les critiques jugent nuisibles au débat public et à la participation démocratique.
Selon un rapport de 2023 de Reporters sans frontières, le Maroc se classe 130e sur 180 pays en matière de liberté de la presse, citant le harcèlement juridique des journalistes et la fermeture de médias. La loi 88-13, promulguée en 2016, oblige les journalistes à révéler leurs sources dans certains cas et impose de lourdes amendes pour diffamation, ce que les activistes disent freiner le journalisme d'investigation.
En 2024, le gouvernement marocain a proposé des amendements au code de la presse pour répondre à certaines préoccupations, mais des groupes de défense des droits humains comme Amnesty International ont noté que des dispositions clés criminalisant la parole en ligne restaient inchangées. Le débat sur l'équilibre entre sécurité et liberté se poursuit, sans réformes majeures adoptées en juin 2026.