Le potentiel de l'aquaculture marine au Maroc reste largement sous-exploité, selon un récent rapport de la Banque mondiale. Le rapport estime que ce secteur pourrait attirer environ 1,96 milliard de dollars d'investissements privés d'ici 2040, tout en créant jusqu'à 75 000 emplois.
L'analyse souligne que le long littoral marocain et les conditions favorables à la pisciculture sont encore peu utilisés. Actuellement, le secteur contribue de manière minime à l'économie nationale, mais avec des investissements ciblés et un soutien politique, il pourrait devenir un moteur majeur de croissance économique et d'emploi.
Les projections de la Banque mondiale reposent sur des scénarios de développement durable, mettant l'accent sur la nécessité d'améliorer les cadres réglementaires, l'accès au financement et le transfert de technologie. Le rapport note également que l'aquaculture pourrait contribuer à réduire la pression sur les stocks de poissons sauvages et renforcer la sécurité alimentaire dans la région.
Les autorités marocaines ont exprimé leur intérêt pour le développement du secteur, mais les progrès ont été lents. Le rapport appelle à des partenariats public-privé et à une coopération internationale pour libérer tout le potentiel de l'aquaculture marine au Maroc.