Le cadre marocain des peines alternatives, introduit en août 2025, a marqué son premier anniversaire avec une extension des mesures non carcérales au-delà des prisons. La loi, qui s'inscrit dans une réforme plus large de la justice, permet aux juges d'imposer des alternatives telles que la surveillance électronique, le travail d'intérêt général et des peines avec sursis pour certaines infractions.
Selon le ministère marocain de la Justice, l'application de ces mesures a été étendue à davantage de catégories de délinquants, visant à réduire la surpopulation carcérale et à faciliter la réinsertion. Le ministère a rapporté que plus de 10 000 personnes ont bénéficié de peines alternatives au cours de l'année écoulée, avec une augmentation notable de l'utilisation des bracelets électroniques.
Des experts juridiques soulignent que cette extension reflète une évolution vers une approche de justice réparatrice, bien que des défis subsistent en matière d'infrastructures et de sensibilisation du public. Le gouvernement s'est engagé à investir dans la formation du personnel judiciaire et à lancer des campagnes d'information publique pour assurer une mise en œuvre efficace de la loi.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont salué cette initiative comme un pas positif, tout en exhortant à un suivi continu pour garantir que les alternatives soient appliquées équitablement et ne touchent pas de manière disproportionnée les communautés marginalisées.