Le Comité des Nations Unies contre la torture a conclu que le Maroc a violé la Convention des Nations Unies contre la torture dans le cas d'Abdelmaoula ElHafidhi, ancien prisonnier sahraoui. Cette décision, rendue publique en 2026, fait suite à une plainte déposée par ElHafidhi alléguant des actes de torture et des mauvais traitements pendant sa détention.
Selon la décision du comité, le Maroc n'a pas mené d'enquête rapide et impartiale sur les allégations de torture d'ElHafidhi et n'a pas fourni de réparation adéquate pour le préjudice subi. Le comité a également noté que l'État partie n'avait pas pris de mesures efficaces pour prévenir des violations similaires à l'avenir.
ElHafidhi, défenseur sahraoui des droits de l'homme, a été détenu au Maroc en lien avec ses activités liées au conflit du Sahara occidental. Il a toujours maintenu avoir été soumis à la torture et à d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants pendant sa détention.
Les conclusions du comité ne sont pas juridiquement contraignantes mais ont un poids moral et font partie du mécanisme de surveillance de l'ONU en vertu de la Convention. Le Maroc, qui a ratifié la Convention en 1993, est tenu de répondre aux recommandations du comité dans un délai de six mois.
Cette décision ajoute à l'examen international du bilan du Maroc en matière de droits de l'homme au Sahara occidental, un territoire qu'il contrôle depuis 1975. Le Front Polisario, qui cherche l'indépendance du Sahara occidental, a salué la décision du comité de l'ONU, tandis que les autorités marocaines n'ont pas encore réagi officiellement.