Le déficit commercial du Maroc s'est nettement creusé au premier semestre 2026, atteignant 198,38 milliards de dirhams (MMDH) à fin juin, contre 160,58 MMDH un an plus tôt, soit une hausse de 23,5%, selon l'Office des changes.
Le taux de couverture—le rapport entre les exportations et les importations—s'est établi à 56,8%, indiquant que les importations croissent beaucoup plus vite que les exportations. Cette tendance met en lumière les défis structurels de l'économie marocaine, notamment sa forte dépendance aux importations énergétiques et de biens d'équipement.
Si les exportations de phosphates et dérivés, ainsi que les secteurs automobile et aéronautique, ont fait preuve de résilience, la croissance globale des exportations n'a pas suivi le rythme de la flambée des importations, tirée par la hausse des prix de l'énergie et la demande accrue de machines et équipements.
Les économistes soulignent la nécessité de diversifier la base exportatrice et d'améliorer la compétitivité pour réduire l'écart. Le gouvernement a annoncé des mesures pour soutenir les industries orientées vers l'exportation, mais l'impact reste à voir.