Le Maroc, qui dépend presque entièrement des importations pour ses besoins en gaz et en pétrole, fait face à une lourde charge financière pour protéger les consommateurs de la flambée des prix mondiaux de l'énergie. Selon le ministre du Budget, Fouzi Lekjaa, l'État dépense 3 milliards de dirhams (environ 330 millions de dollars) chaque mois pour subventionner les importations de carburant et de gaz.
Ce programme de subventions vise à éviter une hausse brutale des prix intérieurs qui pourrait pénaliser les ménages et les entreprises. Le royaume nord-africain dispose de ressources énergétiques locales limitées et est fortement exposé aux fluctuations des marchés internationaux du pétrole et du gaz.
Le gouvernement n'a pas divulgué le coût annuel total des subventions, mais le chiffre mensuel souligne la pression fiscale importante. Le Maroc a entrepris des réformes pour réduire sa dépendance énergétique, notamment des investissements dans les énergies renouvelables, mais reste vulnérable aux chocs des prix mondiaux.
Les économistes avertissent que le programme de subventions, bien que nécessaire à court terme, pourrait peser sur les finances publiques et retarder des réformes économiques plus larges. Le gouvernement explore des moyens de supprimer progressivement les subventions tout en protégeant les ménages à faible revenu.