Le Maroc, premier exportateur mondial de phosphate, affirme avoir réduit la teneur en cadmium de ses engrais, mais la Commission européenne reconnaît ne pas pouvoir le vérifier. Le sujet a refait surface suite à une enquête publiée par Boursorama le 22 août 2026, portant notamment sur la mine de Sidi Chennane, près de Khouribga.
Le cadmium, un métal lourd naturellement présent dans la roche phosphatée, peut s'accumuler dans les sols et les cultures lorsque les engrais sont utilisés, posant des risques pour la santé. L'Union européenne a fixé des limites pour le cadmium dans les engrais, mais leur application repose sur les déclarations des importateurs et des contrôles ponctuels.
Le géant marocain des phosphates OCP a investi dans des technologies pour réduire les niveaux de cadmium, mais la vérification indépendante reste difficile. La Commission européenne a déclaré aux journalistes qu'elle ne peut pas confirmer l'efficacité des mesures de réduction du Maroc en raison d'un manque d'accès aux données de production.
L'enquête de Boursorama a souligné que si OCP a fait des progrès, les rapports de l'entreprise indiquent que certains produits dépassent encore les limites proposées par l'UE. L'UE envisage des réglementations plus strictes, ce qui pourrait affecter les exportations marocaines.