Les organisations de défense des droits humains au Maroc ont fermement condamné les appels à abattre les chiens errants suite au décès d'un jeune homme dans la ville de Tanger. L'incident, survenu début avril 2026, a provoqué une indignation publique et des demandes de certains citoyens pour une élimination massive des chiens errants de la ville.
Selon des informations vérifiées, la victime était un jeune homme décédé après une attaque par une meute de chiens errants. Les autorités locales ont confirmé l'incident, qui a entraîné une intervention immédiate des services municipaux pour capturer les animaux impliqués.
En réaction aux appels aux massacres, l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) et d'autres associations de protection animale ont publié des déclarations rejetant de telles mesures. Elles ont souligné que l'abattage des animaux errants n'est pas une solution durable ou humaine pour la gestion des populations. Les groupes plaident pour la mise en œuvre d'un programme national de stérilisation et de vaccination, connu sous le nom de CNVR (Capturer, Stériliser, Vacciner, Relâcher), qui a fait ses preuves dans d'autres régions.
Le débat met en lumière le défi permanent de la gestion des populations d'animaux errants dans les villes marocaines. Si les préoccupations de sécurité publique sont légitimes, les défenseurs des droits soutiennent qu'une approche systématique et non létale est nécessaire et correspond à la fois aux principes du bien-être animal et à une politique de santé publique efficace.