Le 13 mai 2026, la Chambre des représentants du Maroc a rejeté un amendement de l'opposition qui aurait obligé les promoteurs immobiliers à bloquer 20% de la valeur de leurs travaux d'aménagement comme garantie pour les acheteurs. L'amendement a été proposé lors d'un débat houleux sur une nouvelle loi visant à réguler le secteur.
Les groupes d'opposition ont soutenu que la mesure était nécessaire pour protéger les acheteurs contre les projets inachevés ou les défauts de paiement des promoteurs. Ils ont cité de nombreux cas où des acheteurs ont perdu leurs investissements en raison de développements incomplets ou de faillites.
La majorité gouvernementale s'est opposée à l'amendement, arguant qu'il augmenterait les coûts pour les promoteurs et pourrait ralentir le marché immobilier. Au lieu de cela, ils ont proposé des mécanismes alternatifs pour assurer la protection des acheteurs, tels que l'assurance obligatoire ou les comptes séquestres, bien que les détails n'aient pas été précisés.
Ce rejet a suscité des critiques de la part des associations de consommateurs, qui estiment que les acheteurs restent vulnérables dans un marché où les retards et les non-livraisons sont fréquents. La version finale de la loi devrait être votée dans les semaines à venir.