Les usines Renault de Valladolid et Palencia, en Espagne, ont connu des arrêts de travail pour la première fois depuis les années 1970, selon des rapports de médias espagnols. Ces arrêts sont liés à une impasse dans les négociations sur une nouvelle convention collective, ce qui pourrait amener l'entreprise à annuler la production de six nouveaux modèles.
Des sources industrielles suggèrent que Renault pourrait relocaliser cette production dans son usine de Tanger, au Maroc, qui bénéficie de coûts de main-d'œuvre plus bas et d'un environnement de travail plus flexible. L'usine de Tanger est l'un des plus grands sites de production de Renault dans le monde, avec une capacité annuelle de plus de 400 000 véhicules.
Ce possible transfert souligne la compétitivité croissante du secteur automobile marocain, qui a attiré des investissements majeurs de constructeurs comme Renault et Stellantis. Les syndicats espagnols ont appelé à des négociations urgentes avec la direction pour résoudre le conflit et sauvegarder les emplois.