L'Association des barreaux du Maroc (ABAM) a annoncé le 20 juillet 2026 la prolongation de sa grève nationale, suspendant toutes les activités de défense jusqu'à nouvel ordre. La décision fait suite à une réunion au siège de l'ABAM à Rabat, où les barreaux membres ont voté pour continuer la cessation de travail jusqu'à satisfaction de leurs revendications.
Les avocats protestent contre le projet de loi 66.23 proposé par le gouvernement, qu'ils estiment menacer l'indépendance judiciaire et l'autonomie de la profession. L'ABAM a appelé à un arbitrage royal, demandant au roi Mohammed VI d'intervenir pour garantir que le texte respecte les garanties constitutionnelles.
Selon le communiqué de l'ABAM, la grève se poursuivra jusqu'à une décision royale. L'association a rejeté les précédentes propositions gouvernementales, exigeant une refonte complète du projet. La grève perturbe les audiences judiciaires à travers le pays, de nombreuses affaires étant reportées sine die.
Des experts juridiques soulignent qu'il s'agit de l'une des grèves les plus longues de l'histoire judiciaire marocaine, mettant en lumière les tensions entre le pouvoir judiciaire et l'exécutif. Le gouvernement n'a pas encore commenté la demande d'arbitrage royal.