L'expert du secteur énergétique marocain, Houcine El Yamani, a averti que le prix du gasoil au Maroc pourrait atteindre 18 dirhams le litre. Cette projection s'appuie sur la volatilité persistante des marchés pétroliers internationaux et les tensions géopolitiques qui perturbent les chaînes d'approvisionnement.
El Yamani, ancien directeur à l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), a expliqué que des facteurs mondiaux, notamment les réductions de production de l'OPEP+ et l'instabilité dans certaines régions productrices, exercent une pression à la hausse sur les cours du brut. Ces hausses se répercutent ensuite sur les consommateurs dans les pays importateurs comme le Maroc.
Le gouvernement marocain subventionne actuellement le gaz butane et certains produits alimentaires de base, mais les prix des carburants sont libéralisés et fluctuent en fonction des coûts internationaux. Une hausse soutenue impacterait fortement les coûts du transport et de la logistique, alimentant les pressions inflationnistes plus larges dans l'économie nationale.
Si la déclaration de l'expert constitue une alerte basée sur les tendances actuelles, le prix futur effectif dépendra de l'évolution du marché mondial. L'État dispose de mécanismes pour amortir ponctuellement les fortes variations, mais un scénario de prix durablement élevé représente un défi économique sérieux.