Le Policy Center for the New South (PCNS) a publié un ouvrage collectif intitulé « Hormuz and the Invisible Fractures: the Price of a Distant War », analysant les répercussions mondiales d'un conflit potentiel entre l'Iran et les États-Unis centré sur le détroit d'Ormuz. L'étude identifie le Maroc comme l'une des économies nord-africaines les plus exposées à un choc pétrolier résultant d'un tel conflit.
Le détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour les expéditions mondiales de pétrole, voit transiter environ 20 % du pétrole mondial chaque jour. Une perturbation pourrait provoquer des hausses de prix sévères, impactant les économies dépendantes des importations comme le Maroc, qui dépend fortement du pétrole étranger pour ses besoins énergétiques.
Le rapport du PCNS examine comment une guerre lointaine pourrait fracturer les chaînes d'approvisionnement mondiales et les marchés financiers, les nations nord-africaines faisant face à une vulnérabilité accrue en raison de leur diversification énergétique limitée et de leurs contraintes fiscales. L'étude appelle à une planification stratégique pour atténuer ces risques.