En août 2026, le Maroc débat activement d'un projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. Le texte, présenté par un groupe parlementaire, vise à répondre aux préoccupations croissantes concernant l'addiction numérique, la manipulation en ligne et l'érosion de l'autorité parentale à l'ère du numérique.
La proposition a suscité une conversation nationale, les partisans arguant que les réseaux sociaux exposent les enfants à des contenus nocifs, au cyberharcèlement et à des comportements prédateurs. Ils citent également des études montrant une augmentation des taux d'anxiété et de dépression chez les gros utilisateurs de réseaux sociaux. Les critiques, cependant, remettent en question la faisabilité de l'application et avertissent des restrictions potentielles sur la liberté d'expression et l'accès à l'information.
Selon un rapport de 2025 de l'ANRT, la pénétration d'Internet chez les jeunes Marocains est élevée, avec plus de 80 % des adolescents utilisant les réseaux sociaux quotidiennement. Le gouvernement n'a pas encore fixé de calendrier pour un vote, mais le débat reflète une tendance mondiale plus large de pays envisageant des restrictions d'âge sur les plateformes numériques.
Si elle est adoptée, le Maroc rejoindrait une liste croissante de nations explorant des mesures similaires, bien que des défis de mise en œuvre subsistent, notamment la vérification de l'âge et les mécanismes de consentement parental.