Les informations récentes évoquant une interdiction marocaine d'exporter des tomates vers les marchés européens et africains ont été nuancées par les organisations professionnelles. L'Association des Producteurs et Exportateurs de Fruits et Légumes du Maroc (APEFEL) a précisé qu'il n'existait aucune interdiction officielle d'exportation. En réalité, les producteurs-exporteurs mettent en œuvre des ajustements temporaires et volontaires sur leurs expéditions, en réaction à une flambée importante des prix sur le marché intérieur.
Cette décision fait suite à une hausse brutale des prix de la tomate au Maroc, causée par une baisse de la production due à des conditions climatiques défavorables. Des vagues de froid et des précipitations ont affecté les principales régions de production. Le prix de certaines variétés de tomates aurait doublé début avril 2026, suscitant des inquiétudes quant à la stabilité du marché et au pouvoir d'achat des consommateurs locaux.
Les mesures temporaires visent à augmenter l'offre sur le marché local pour freiner l'inflation des prix. L'APEFEL a souligné qu'il s'agit d'ajustements conjoncturels pris par les exportateurs, et non d'un embargo décrété par le gouvernement. Le Maroc est un important exportateur de tomates, notamment vers l'Union européenne et l'Afrique de l'Ouest, et toute perturbation prolongée pourrait affecter significativement les flux commerciaux internationaux de ce produit.
Les responsables indiquent que les volumes d'exportation normaux devraient reprendre une fois la situation du marché intérieur stabilisée. La situation est suivie de près par les autorités marocaines et les partenaires commerciaux internationaux.