Plusieurs enquêtes médiatiques internationales, notamment de Forbidden Stories et d'Amnesty International, ont rapporté que les services de renseignement marocains auraient utilisé le logiciel espion Pegasus du groupe NSO pour cibler le président français Emmanuel Macron et plusieurs responsables algériens. Ces allégations, révélées en 2021, faisaient partie d'une liste plus large de cibles potentielles incluant des politiciens, journalistes et militants dans le monde.
Selon les rapports, des numéros de téléphone appartenant au président Macron et à des membres du gouvernement français ont été sélectionnés pour une surveillance potentielle par une agence de sécurité marocaine. De même, des numéros liés à des responsables algériens, dont le premier ministre et des diplomates, auraient également été listés comme cibles. Le gouvernement marocain a constamment et catégoriquement démenti ces allégations, affirmant "n'avoir jamais acquis de logiciel informatique pour infiltrer des dispositifs de communication".
Le gouvernement français a confirmé que le téléphone du président Macron figurait parmi les cibles, ce qui a conduit à un changement de son numéro et de son appareil. Une enquête officielle a été ouverte en France. Ces allégations ont contribué à des tensions diplomatiques significatives entre la France et le Maroc, Paris exprimant de sérieuses préoccupations concernant la surveillance signalée.
Le groupe NSO affirme que sa technologie n'est concédée sous licence qu'à des agences gouvernementales de renseignement et de police vérifiées pour lutter contre la criminalité et le terrorisme. La société déclare ne pas exploiter elle-même le logiciel espion et enquêter sur les allégations d'utilisation abusive crédibles. Cet incident souligne les débats mondiaux en cours sur la régulation des outils de cyber-surveillance et la souveraineté étatique à l'ère numérique.