En 2025, l'Espagne a expulsé des centaines de Marocains entrés irrégulièrement dans la ville autonome de Ceuta, après une augmentation des traversées. Beaucoup de ces personnes, qui espéraient une vie meilleure en Europe, font face à la désillusion au Maroc, selon des témoignages recueillis par des organisations de défense des droits humains.
Des rapports indiquent que certains expulsés ont été renvoyés au Maroc en quelques heures après avoir franchi la frontière, souvent sans accès à un avocat ni possibilité de demander l'asile. Le gouvernement espagnol maintient que toutes les expulsions sont effectuées conformément aux accords bilatéraux et dans le respect des droits humains, mais des ONG ont documenté des cas de refoulements et de procédures inadéquates.
Au Maroc, de nombreux rapatriés luttent pour se réintégrer, confrontés au chômage et à la stigmatisation sociale. Certains expriment des regrets et mettent en garde contre la tentative de traversée, qui a connu une hausse des décès en Méditerranée. La situation souligne les défis persistants de la gestion migratoire dans la région.
En août 2026, la question reste non résolue, avec des appels de groupes de défense pour un traitement plus humain et un meilleur soutien à la réintégration des expulsés.