Ces derniers mois, un nombre croissant de jeunes Marocains ont tenté de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta à la nage ou à l'aide de bouées, poussés par le désespoir économique et l'absence de voies légales de migration. Ce phénomène met en lumière les conditions difficiles auxquelles est confrontée la jeunesse marocaine : bas salaires, coût élevé du logement et opportunités limitées.
Selon des témoignages locaux, certains parents ont même poussé leurs enfants dans l'eau sur des bouées, espérant qu'ils atteignent l'autre rive et assurent un avenir meilleur. Un père cité dans un reportage de la presse française a déclaré : « Si j'ai mis ma fille dans une bouée et que je l'ai poussée dans l'eau, c'est pour son avenir. » Le gouvernement espagnol a renforcé les patrouilles et la surveillance le long de la côte pour dissuader ces tentatives.
Les données du ministère espagnol de l'Intérieur montrent une augmentation des arrivées de ressortissants marocains à Ceuta et Melilla en 2026 par rapport aux années précédentes, bien que les chiffres exacts ne soient pas encore publics. Le gouvernement marocain est critiqué pour ne pas s'attaquer aux causes profondes de la migration, comme le chômage et les inégalités, qui poussent sa jeunesse à risquer sa vie.
Les organisations de défense des droits humains appellent à créer davantage de voies légales de migration et à améliorer les conditions économiques au Maroc. La situation reste une préoccupation humanitaire, car de nombreuses tentatives se soldent par des blessures ou des décès.