Des tensions internes agitent l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), où un groupe de responsables syndicaux réclame publiquement la tenue d'un congrès extraordinaire avant le 1er mai 2026. Cet appel, formulé dans une lettre ouverte, met en lumière des désaccords sur l'orientation et la direction du syndicat.
Les signataires, parmi lesquels figurent plusieurs membres du bureau fédéral et des secrétaires régionaux, reprochent à la direction actuelle un manque de démocratie interne et de transparence. Ils estiment qu'un congrès extraordinaire est nécessaire pour traiter ces questions et renouveler les instances dirigeantes avant les traditionnelles célébrations de la Fête du Travail.
L'UGTM, l'un des plus grands et plus historiques syndicats marocains, est affiliée au Parti de l'Istiqlal. Cette dispute publique révèle des fissures rares au sein de l'organisation, habituellement unie en public. La direction officielle du syndicat n'a pas encore répondu publiquement aux demandes de congrès extraordinaire.
L'issue de cette poussée interne pourrait influencer la position du syndicat sur les politiques sociales nationales et ses engagements politiques. Les observateurs relèvent que le timing, juste avant la Fête du Travail, ajoute un poids symbolique aux demandes de réforme interne du groupe dissident.