Des inspections menées par les autorités marocaines ont révélé de graves infractions liées à la construction illégale, à l'exploitation de biens immobiliers et à l'occupation non autorisée de l'espace public dans plusieurs communes, selon un rapport de l'Inspection générale de l'administration territoriale (IGAT). Les conclusions, rapportées par des médias locaux dont Hespress et Le360 le 7 juin 2026, mettent en lumière une anarchie architecturale qui a alarmé les responsables.
Les inspections, menées dans des communes comme celles des régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, ont révélé que certains élus sont soupçonnés d'ignorer ces infractions pour ne pas perdre de voix. Dans certains cas, des bâtiments ont été érigés sans permis sur des terres agricoles, tandis que dans d'autres, des espaces publics ont été occupés illégalement à des fins commerciales. Le rapport de l'IGAT, daté de mai 2026, a noté que les infractions étaient souvent facilitées par la complicité ou la négligence des autorités locales.
Selon le rapport, les constructions illégales ont entraîné une dégradation environnementale et des risques pour la sécurité, en particulier dans les zones sujettes aux inondations. Le ministère de l'Intérieur a ouvert une enquête sur cette affaire, avec des mesures disciplinaires potentielles contre les responsables impliqués. L'enquête est en cours et aucune accusation formelle n'a été déposée au 8 juin 2026.