Suite à la vague migratoire du 30 juillet 2025, lorsque des milliers de personnes sont entrées à Sebta, un groupe de mineurs marocains non accompagnés est resté dans l'enclave espagnole. Leur retour dans leurs familles au Maroc est compliqué par des obstacles juridiques et administratifs, selon une analyse récente de Hatim Betioui.
Ces mineurs, de nationalité marocaine, sont soumis aux lois de protection de l'enfance espagnoles et marocaines. Les autorités espagnoles ont l'obligation légale de protéger les mineurs non accompagnés, ce qui inclut l'évaluation de leur intérêt supérieur avant tout retour. Ce processus implique une coordination avec les services consulaires et sociaux marocains, mais des retards surviennent en raison de procédures bureaucratiques et de la nécessité d'évaluations de réunification familiale.
Des organisations humanitaires ont exprimé des inquiétudes quant aux conditions de vie de ces mineurs pendant qu'ils attendent une solution. Certains sont hébergés dans des centres d'accueil à Sebta, tandis que d'autres peuvent être dans des logements temporaires. L'absence d'accord bilatéral clair entre l'Espagne et le Maroc sur le retour rapide des mineurs non accompagnés a exacerbé la situation.
Les autorités marocaines ont exprimé leur volonté de faciliter le retour, mais les garanties juridiques exigent que chaque cas soit évalué individuellement pour prévenir la traite ou les abus. Le processus est encore compliqué par le fait que certains mineurs peuvent avoir des liens familiaux en Espagne ou être à risque s'ils sont renvoyés dans leur pays d'origine.
À la mi-août 2026, la situation reste non résolue pour beaucoup de ces mineurs. Les experts appellent à une approche plus efficace et centrée sur l'enfant pour garantir leurs droits tout en répondant au besoin de réunification familiale.