Les entreprises fintech marocaines sont confrontées à d'importants problèmes de confiance et de légitimité, selon des rapports récents du secteur. Une étude de 2025 de l'Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a révélé que seulement 38 % des Marocains font confiance aux services financiers numériques, citant des préoccupations concernant la sécurité des données et la fraude. Ce scepticisme est aggravé par l'absence de cadres réglementaires clairs pour les technologies émergentes comme la blockchain et le prêt entre pairs.
Bank Al-Maghrib, la banque centrale, s'efforce de relever ces défis. En 2024, elle a lancé un bac à sable réglementaire pour tester les innovations fintech, mais l'adoption reste lente. En juin 2026, seules 15 startups ont été approuvées pour le bac à sable, selon les données officielles. Les critiques estiment que le processus est trop bureaucratique, freinant l'innovation.
Malgré ces obstacles, certaines fintechs progressent. Par exemple, le service de paiement mobile 'Mobicash' a signalé une augmentation de 25 % de ses utilisateurs actifs en 2025, atteignant 1,2 million. Cependant, la pénétration globale des fintechs au Maroc reste faible, à 12 % de la population adulte, contre 45 % au Kenya, selon un rapport de la Banque mondiale de 2026.
Pour renforcer la légitimité, les leaders du secteur appellent à des lois plus strictes sur la protection des consommateurs et à des campagnes d'éducation financière. L'Association Marocaine des Fintechs a proposé une stratégie nationale pour renforcer la confiance, incluant des certifications obligatoires en cybersécurité pour toutes les plateformes financières numériques.