Le cinéaste marocain Jamal Souissi, connu pour son travail documentaire, a tracé un parcours créatif de sa ville natale de Tanger aux festivals internationaux. Son cheminement a été mis en lumière dans une interview récente où il a réfléchi à la nature de la création artistique, citant la vision du philosophe Gilles Deleuze pour qui « l'acte de création est un acte de résistance ». La perspective de Souissi associe l'art à une qualité résistante fondamentale plutôt qu'à une simple communication.
Le film de Souissi, "The Man Who Sold the World", a été sélectionné pour le Festival du film africain de Louxor (LAFF) en Égypte. Le festival, un événement culturel majeur sur le continent, met en valeur le cinéma africain et offre une plateforme à des cinéastes comme Souissi pour présenter leur travail à un public plus large. Sa participation souligne les connexions transnationales au sein de la cinématographie africaine.
Dans ses discussions, Souissi insiste sur les dimensions personnelles et politiques de la réalisation cinématographique. Il explore les thèmes de la mémoire, de l'identité et de l'histoire, se concentrant souvent sur des contextes marocains et nord-africains plus larges. Son approche est contemplative, cherchant à révéler des récits complexes au sein d'expériences individuelles et collectives.
La carrière du cinéaste démontre l'évolution du paysage cinématographique marocain, qui gagne en reconnaissance à travers les circuits de festivals internationaux. Le travail de Souissi contribue aux dialogues sur le rôle de l'art dans la société, faisant écho à l'affirmation de Deleuze qu'une œuvre d'art entretient un rapport essentiel avec l'acte de résistance.