Selon un rapport de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) publié le 12 août 2026, les arrivées de migrants en Europe ont diminué sur les principales routes, mais les voyages sont devenus de plus en plus meurtriers. Le rapport souligne que les migrants empruntent désormais des itinéraires plus longs et plus dangereux, entraînant un taux de mortalité plus élevé.
Le projet « Missing Migrants » de l'OIM a enregistré au moins 1 200 décès sur les routes migratoires vers l'Europe au premier semestre 2026, soit une augmentation significative par rapport à la même période en 2025. La route la plus meurtrière reste la Méditerranée centrale, où plus de 800 personnes sont mortes ou ont disparu, malgré une baisse du nombre de traversées.
D'autres routes, comme la route atlantique de l'Afrique de l'Ouest vers les îles Canaries, ont connu une recrudescence des décès, avec au moins 300 morts signalés. Le rapport attribue ces décès à l'utilisation de bateaux non navigables et à l'allongement des trajets, les migrants évitant des contrôles frontaliers plus stricts.
L'OIM appelle à créer davantage de voies légales et à améliorer les opérations de recherche et de sauvetage pour éviter de nouvelles pertes de vie. Le rapport note également que le nombre réel de décès est probablement plus élevé, car de nombreux incidents ne sont pas signalés.