La tendance du 'microshifting' émerge comme une alternative flexible au traditionnel horaire de 9h à 17h. Elle consiste à fragmenter la journée de travail en plusieurs blocs courts et concentrés, souvent séparés par de longues pauses personnelles. Ses défenseurs affirment que cette structure peut augmenter la productivité en s'adaptant aux cycles naturels d'énergie et en réduisant l'épuisement professionnel.
Contrairement à une semaine comprimée, le microshifting répartit les heures de travail sur toute la journée ou la semaine en courtes périodes. Par exemple, un employé pourrait travailler de 7h à 9h, prendre une longue pause pour sa famille ou du sport, puis terminer un autre bloc de 16h à 18h. Ce modèle a été facilité par l'adoption généralisée des technologies de travail à distance et hybride après la pandémie.
Si certaines entreprises expérimentent le concept pour attirer les talents, les experts relèvent des défis importants. Sa mise en œuvre nécessite des protocoles de communication clairs et des outils de travail asynchrones pour assurer la coordination des équipes. De plus, les réglementations du travail dans de nombreuses régions ne sont pas conçues pour des horaires aussi fragmentés, ce qui peut compliquer le calcul des heures supplémentaires et des salaires.
L'impact à long terme du microshifting sur la culture d'entreprise et l'isolement des employés reste incertain. Les premières analyses suggèrent qu'il pourrait bénéficier aux rôles axés sur un travail individuel et profond, mais s'avérer difficile pour les postes nécessitant une collaboration constante ou une disponibilité client.