Dans un entretien récent, l'avocat et écrivain français Richard Malka a établi une comparaison frappante entre deux des figures les plus puissantes des médias français, Vincent Bolloré et Matthieu Pigasse. Malka, connu pour son travail lors du procès de Charlie Hebdo, a décrit les deux milliardaires comme « les deux faces d'une même pièce », suggérant que malgré leurs différences apparentes, ils partagent des approches similaires en matière de propriété et d'influence médiatiques.
Les commentaires de Malka interviennent dans un contexte de débats récurrents sur la concentration des médias en France. Bolloré, qui contrôle le groupe Vivendi et ses actifs médiatiques, notamment Canal+ et la chaîne CNews, est souvent associé à des lignes éditoriales conservatrices et de droite. Pigasse, ancien banquier d'affaires et propriétaire du journal Le Monde jusqu'en 2010, reste une figure marquante du paysage médiatique français via son véhicule d'investissement L'Express et d'autres titres.
Les propos de l'avocat mettent en lumière les inquiétudes concernant le pouvoir des individus fortunés de façonner le débat public. « Ils utilisent tous deux leurs médias comme des instruments de pouvoir », a déclaré Malka, selon des rapports de médias français. Il a soutenu que la rivalité entre les deux hommes masque une similarité plus profonde dans leurs méthodes d'exercice de l'influence via la propriété médiatique.
Ni Bolloré ni Pigasse n'ont publiquement répondu à la caractérisation de Malka. La comparaison a suscité des discussions parmi les analystes des médias sur la concentration de la propriété médiatique en France et ses implications pour le débat démocratique.