Le Mali, l'un des plus grands producteurs d'or en Afrique, voit sa richesse minière devenir une arme à double tranchant. Le pays est en proie à l'instabilité politique et à une crise sécuritaire depuis au moins 2012, les revenus de l'or finançant souvent des groupes armés, y compris ceux liés à al-Qaïda et aux séparatistes touaregs.
Le 25 avril 2026, un groupe lié à al-Qaïda et des séparatistes touaregs ont lancé des attaques coordonnées dans le nord du Mali, visant des positions militaires. Ces attaques soulignent comment le contrôle des mines d'or et des routes de contrebande exacerbe le conflit.
La production d'or du Mali a atteint 72,2 tonnes en 2025, selon le ministère des Mines, ce qui en fait le troisième producteur d'or en Afrique après le Ghana et l'Afrique du Sud. Cependant, le gouvernement a du mal à taxer l'exploitation minière artisanale, qui représente jusqu'à 20 % de la production, dont une grande partie est clandestine.
La junte, qui a pris le pouvoir en 2020 et 2021, a cherché à renégocier les contrats miniers avec des entreprises étrangères, exigeant une plus grande part des revenus. Pourtant, la violence persistante et les troubles politiques dissuadent les investissements et perpétuent un cycle d'instabilité.