Le président français Emmanuel Macron a longtemps défendu une vision de partenariat stratégique renouvelé entre la France, l'Algérie et le Maroc, visant à dépasser les tensions historiques. Cette ambition a été un pilier de sa politique étrangère durant son premier mandat, évoquée dans divers discours, dont un notable en Algérie en 2022 où il appelait à une "relation nouvelle, équilibrée, réciproque et responsable".
Cette vision se heurte toutefois à des obstacles majeurs. L'héritage historique de la colonisation française en Algérie et le conflit non résolu du Sahara occidental entre l'Algérie et le Maroc créent des frictions diplomatiques profondes. Les relations entre Alger et Rabat sont particulièrement tendues, l'Algérie ayant rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc en 2021.
Les développements récents continuent de contredire le cadre envisagé par Macron. Début 2026, aucune percée diplomatique trilatérale vérifiable n'est constatée. La France entretient des relations bilatérales complexes et distinctes avec chaque pays, naviguant souvent entre des intérêts contradictoires. Les analystes soulignent que si la rationalité économique et sécuritaire d'une coopération existe, la volonté politique reste fragmentée.
La voie vers le partenariat imaginé par Macron semble ainsi limitée par ces différends régionaux persistants. Sans réconciliation significative entre l'Algérie et le Maroc, la perspective d'un cadre trilatéral cohésif piloté par la France reste un objectif diplomatique lointain, illustrant les limites de la médiation externe dans des conflits aux racines profondes.