Une enquête publiée au début de l'année 2026 a mis en lumière l'influence croissante des lobbyistes d'entreprises dans l'élaboration du programme réglementaire de l'Union européenne. Le rapport, basé sur des documents divulgués et des entretiens avec des responsables de l'UE, indique qu'une poussée coordonnée par des groupes d'entreprises a conduit à une série de mesures de déréglementation, en particulier dans les secteurs de la technologie et de la finance.
Selon les conclusions, le nombre de réunions entre les hauts commissaires européens et les lobbyistes d'entreprises a augmenté de 40 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Des décisions clés, telles que la réduction des règles proposées sur la responsabilité en matière d'IA et l'assouplissement des exigences de fonds propres bancaires, sont citées comme des résultats directs de cette pression de lobbying.
Les défenseurs de la transparence ont critiqué le manque de contrôle public, notant que bon nombre de ces réunions n'étaient pas enregistrées dans le registre officiel de transparence de l'UE. Le Médiateur européen a ouvert une enquête préliminaire sur la question, appelant à des règles plus strictes en matière d'activités de lobbying.
En réponse, un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que toutes les interactions avec les parties prenantes sont menées conformément aux règles existantes et que l'UE reste engagée dans une approche équilibrée qui soutient à la fois l'innovation des entreprises et l'intérêt public. Cependant, les critiques soutiennent que le système actuel favorise les intérêts des entreprises bien financés au détriment des citoyens et des petites entreprises.