Les libéraux fédéraux ont voté en faveur d'une résolution non contraignante fixant à 16 ans l'âge minimum pour accéder aux comptes de médias sociaux au Canada. Adoptée lors de leur congrès politique à Montréal, cette motion militante demande également que la responsabilité de vérifier l'âge des utilisateurs repose sur les plateformes de médias sociaux, plutôt que sur les parents ou les enfants.
La résolution n'est pas contraignante, ce qui signifie qu'elle n'oblige pas le gouvernement libéral à présenter une loi, mais elle témoigne d'une pression croissante au sein du parti pour agir face aux préoccupations concernant l'impact des médias sociaux sur la santé mentale des jeunes. Les partisans de la motion ont fait valoir que les enfants de moins de 16 ans sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes d'une utilisation prolongée des réseaux sociaux, notamment l'anxiété, la dépression et l'exposition à des contenus nuisibles.
Le Canada ne serait pas seul à poursuivre de telles restrictions. L'Australie a adopté une loi à la fin de 2024 interdisant aux enfants de moins de 16 ans l'accès aux plateformes de médias sociaux, en confiant l'application de cette règle aux plateformes elles-mêmes. Plusieurs autres pays et juridictions ont débattu ou adopté des restrictions similaires basées sur l'âge ces dernières années.
Les critiques de la proposition ont soulevé des préoccupations concernant l'applicabilité et la vie privée, notant que des systèmes robustes de vérification de l'âge pourraient obliger les plateformes à collecter des données personnelles sensibles. Des défenseurs des libertés civiles ont également remis en question l'efficacité de telles interdictions pour protéger les jeunes, estimant qu'elles pourraient simplement les pousser vers des espaces en ligne moins réglementés.