Le Parti travailliste néo-zélandais a annoncé ses politiques fiscales et monétaires, promettant de ramener les comptes publics à l'excédent d'ici 2029/30 et de rétablir le double mandat de la banque centrale, qui inclut à la fois la stabilité des prix et l'emploi maximal durable. L'annonce a été faite le 23 août 2026 dans le cadre du programme électoral du parti.
Le Labour a également déclaré qu'il viserait à réduire la dette nette à 20 % du PIB au fil du temps, et à maintenir les dépenses courantes de l'État à environ 33 % du PIB une fois sa taxe sur les gains en capital pleinement mise en œuvre. Le parti a critiqué la gestion économique du gouvernement actuel, arguant que ses politiques ont conduit à une hausse du chômage et à une crise du coût de la vie.
Le double mandat a été initialement introduit par le Labour en 2018 mais a été supprimé par le gouvernement de coalition actuel en 2023, qui a recentré la banque centrale uniquement sur l'inflation. La promesse du Labour de rétablir le double mandat signale un retour à la priorisation de l'emploi aux côtés de la stabilité des prix.
Les analystes économiques notent que la promesse d'un excédent d'ici 2029/30 dépend des revenus de la taxe sur les gains en capital et d'une croissance économique soutenue. Le parti n'a pas encore fourni de chiffrages détaillés pour ses politiques, mais dit qu'il publiera un plan fiscal entièrement chiffré avant l'élection.