Le comédien et satiriste indien Kunal Kamra a contesté la compétence du comité des privilèges de la législature du Maharashtra, qui examine des plaintes contre lui pour ses publications sur les réseaux sociaux. Dans une soumission écrite datée du 8 avril 2026, Kamra a soutenu que le comité n'a pas l'autorité pour poursuivre un citoyen privé pour des déclarations faites en dehors de l'enceinte législative.
Les plaintes découlent des publications de Kamra sur la plateforme X (anciennement Twitter), qui critiquaient certains législateurs. Le comité des privilèges avait adressé une mise en demeure à Kamra, provoquant cette réponse juridique. Dans sa soumission, Kamra a fait valoir que les pouvoirs de privilège de la législature sont destinés à protéger son fonctionnement interne et ne peuvent être étendus pour réguler la parole des citoyens à l'extérieur.
La défense de Kamra se concentre sur les principes de liberté d'expression garantis par l'article 19(1)(a) de la Constitution indienne. Il affirme que son travail constitue une satire politique, une expression protégée. Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre les privilèges législatifs et les droits fondamentaux en Inde.
Le comité, présidé par la vice-présidente du Conseil législatif du Maharashtra, Neelam Gorhe, devrait examiner la réponse de Kamra avant de décider des prochaines étapes. Des experts juridiques notent que cette affaire pourrait créer un précédent important concernant la portée du privilège législatif à l'ère numérique.