Une analyse de l'essai monarchE a évalué la valeur pronostique et prédictive de l'indice Ki-67 avant et après chimiothérapie néoadjuvante chez des patientes atteintes d'un cancer du sein précoce à haut risque, RH+/HER2-, avec ganglions positifs. L'étude a montré que les changements des niveaux de Ki-67 après chimiothérapie étaient associés aux résultats chez les patientes traitées par abémaciclib adjuvant plus hormonothérapie.
Les patientes avec un indice Ki-67 élevé (≥20 %) après chimiothérapie ont tiré un plus grand bénéfice de l'abémaciclib, avec une amélioration de la survie sans maladie invasive par rapport à l'hormonothérapie seule. Celles avec un Ki-67 faible (<20 %) ont montré un bénéfice moins prononcé. Ces résultats suggèrent que la dynamique du Ki-67 peut aider à identifier les patientes les plus susceptibles de répondre à l'abémaciclib.
L'essai monarchE avait précédemment démontré que deux ans d'abémaciclib adjuvant plus hormonothérapie amélioraient la survie sans maladie invasive par rapport à l'hormonothérapie seule dans cette population à haut risque. Cette nouvelle analyse souligne l'importance de l'évaluation des biomarqueurs dans les décisions thérapeutiques.
Les chercheurs ont souligné que le Ki-67 est un marqueur pronostique validé, mais que sa valeur prédictive pour l'abémaciclib nécessite une validation supplémentaire. L'étude a été présentée lors d'une récente conférence d'oncologie et soutient les approches de traitement personnalisé dans le cancer du sein précoce.