Une pétition légale a été déposée à la Haute Cour du Kenya contestant l'extension prévue du chemin de fer à écartement standard (SGR) de Naivasha à Kisumu puis à Malaba. Le projet, estimé entre 500 et 650 milliards de shillings kényans, a été attribué à l'entreprise publique chinoise China Road and Bridge Corporation (CRBC).
Le pétitionnaire, Michael Kojo, soutient que le projet manque d'une étude de faisabilité appropriée, d'une évaluation d'impact environnemental et d'une participation publique, soulevant des inquiétudes quant à la transparence et au rapport qualité-prix pour les contribuables. L'affaire met en lumière le contrôle continu des grands contrats d'infrastructure sous l'administration du président William Ruto.
La ligne Naivasha-Kisumu-Malaba vise à prolonger le SGR de la vallée du Rift jusqu'à la frontière avec l'Ouganda, améliorant les liens commerciaux régionaux. Cependant, le coût élevé du projet et son approvisionnement en source unique auprès d'une entreprise chinoise ont suscité des critiques et des comparaisons avec le fardeau de la dette de la ligne initiale Mombasa-Nairobi.
La décision de la cour sur cette pétition pourrait avoir un impact significatif sur le calendrier et l'exécution de cet agenda d'infrastructure clé. Le gouvernement a précédemment défendu le projet comme essentiel à la croissance économique.