Alors que le Kenya devient de plus en plus numérique, un simple défilement sur un téléphone peut exposer un enfant à des opportunités d'apprentissage, de divertissement et de conversations mondiales, mais peut aussi l'exposer au cyberharcèlement, aux arnaques, aux tensions politiques et aux contenus nuisibles, selon un rapport de 2025 de l'Institut kenyan pour la recherche et l'analyse des politiques publiques (KIPPRA).
Le rapport, intitulé 'Risques numériques et opportunités pour les enfants au Kenya', a révélé que 73 % des enfants kenyans âgés de 12 à 17 ans utilisent Internet, dont 41 % ont déclaré avoir été victimes de cyberharcèlement. De plus, 28 % ont déclaré avoir rencontré des arnaques ou des tentatives de phishing, et 19 % ont signalé une exposition à du contenu violent ou extrémiste.
Le KIPPRA recommande au gouvernement de renforcer la loi de 2024 sur la protection des données pour inclure des dispositions spécifiques sur la sécurité des enfants en ligne, et que les écoles intègrent la culture numérique dans le programme. Le rapport appelle également à l'orientation parentale et à la responsabilité des plateformes.
L'économie numérique du Kenya connaît une croissance rapide, avec une pénétration d'Internet atteignant 56 % en 2025, selon l'Autorité des communications du Kenya. Cependant, le rapport du KIPPRA prévient que sans garanties solides, les avantages de la connectivité pourraient être compromis par ces menaces croissantes.