Kemi Badenoch, candidate à la direction du Parti conservateur britannique, a suscité une controverse en suggérant que la police devrait prioriser la fouille des garçons noirs pour protéger les femmes blanches. S'exprimant lors d'un événement de campagne le 9 juin 2026, Badenoch a soutenu que les pratiques de fouille et d'arrestation devraient être ciblées en fonction des statistiques criminelles, qui, selon elle, montrent que les personnes noires sont impliquées de manière disproportionnée dans certaines infractions.
Les commentaires de Badenoch ont été vivement critiqués par les militants antiracistes et les opposants politiques. Le groupe de défense StopWatch a déclaré que de tels propos pourraient exacerber le profilage racial et saper la confiance dans la police. La députée travailliste Diane Abbott a qualifié ces remarques de 'divisives et dangereuses', notant qu'elles ignorent les inégalités systémiques dans le système de justice pénale.
Badenoch, qui est d'origine nigériane, a défendu sa position en soulignant la nécessité de prioriser la sécurité publique. Elle a cité des données du ministère de l'Intérieur britannique, qui indiquent que les personnes noires sont surreprésentées dans les arrestations pour crimes à l'arme blanche. Cependant, les critiques soutiennent que cette surreprésentation est liée à des facteurs socioéconomiques et à des biais policiers, et non à une criminalité inhérente.
La controverse survient alors que Badenoch cherche à se positionner comme candidate dure contre la criminalité dans la course à la direction du Parti conservateur, qui se conclura en juillet 2026. Ses remarques ont relancé les débats sur la race, la police et l'efficacité des pouvoirs de fouille et d'arrestation au Royaume-Uni.