Aux Rencontres d'Arles 2026, l'artiste franco-algérienne Katia Kameli présente une nouvelle installation qui revisite l'histoire de l'Algérie à travers des images d'archives et une vidéo contemporaine. L'œuvre, intitulée « Le Roman algérien », s'appuie sur des photographies de l'époque coloniale et des archives post-indépendance pour interroger la manière dont l'histoire est écrite et mémorisée.
Née à Alger et vivant à Paris, Kameli est connue pour ses projets multimédias qui explorent l'hybridité culturelle et les héritages coloniaux. Son exposition à Arles, qui se tient jusqu'en septembre 2026, comprend un film qui juxtapose des cartes postales coloniales françaises avec des images actuelles de paysages algériens, créant un dialogue entre passé et présent.
L'artiste a déclaré aux journalistes qu'elle souhaite « déconstruire le récit officiel » et offrir une vision plus nuancée de l'histoire complexe de l'Algérie. Le projet a été développé sur plusieurs années avec des recherches dans les archives en France et en Algérie.
Les critiques ont salué l'œuvre pour son approche poétique mais critique, notant qu'elle arrive à un moment où la France et l'Algérie sont encore aux prises avec la mémoire de la colonisation. L'exposition s'inscrit dans l'accent mis par le festival sur les perspectives postcoloniales.