Bernard Serin, PDG du groupe industriel belge John Cockerill, a exprimé publiquement de vives inquiétudes concernant le climat économique et politique européen. Dans des déclarations récentes, il a souligné un sentiment de peur prévalant en Allemagne, qu'il a décrite comme une grande économie "en difficulté", créant de l'incertitude pour l'ensemble du secteur industriel européen.
Serin a également identifié le retour potentiel de Donald Trump à la présidence américaine comme un risque substantiel pour les affaires internationales. Il a soutenu qu'un second mandat de Trump pourrait déstabiliser le commerce mondial et impacter négativement des entreprises comme John Cockerill, qui opère dans plus de 100 pays dans des secteurs tels que l'énergie, la défense et l'environnement.
Les mises en garde du PDG interviennent alors que John Cockerill affiche une solide performance financière. Le groupe, connu pour ses équipements industriels et ses projets à grande échelle, a récemment publié des carnets de commandes et une croissance du chiffre d'affaires records, démontrant une résilience malgré les vents contraires géopolitiques qu'il décrit.
La vision de Serin met l'accent sur la nécessité d'une souveraineté industrielle européenne et d'une autonomie stratégique pour naviguer ces défis. Il plaide pour des politiques plus fortes au niveau de l'UE pour soutenir les technologies clés et réduire la dépendance aux puissances extérieures, positionnant son entreprise pour s'adapter à un environnement commercial mondial plus fragmenté.