Début 2026, environ 111 000 survivants de la Shoah résident en Israël, selon les données du ministère des Finances et de l'Autorité des droits des survivants de la Shoah. Cette population, qui inclut les personnes persécutées par les Nazis dans les ghettos, les camps de concentration et d'extermination, ou cachées, décline rapidement en raison de leur grand âge.
Les rapports des organismes gouvernementaux et des groupes de défense indiquent qu'une part importante de ces survivants vit au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté. Beaucoup nécessitent des soins médicaux étendus, une assistance à domicile et une aide financière pour subvenir à leurs besoins fondamentaux, ce qui exerce une demande continue sur les ressources et services sociaux de l'État.
Le gouvernement israélien alloue des milliards de shekels chaque année en allocations, subventions et fonds spécifiques pour les survivants. Ces fonds couvrent des subventions pour les soins de santé, les soins infirmiers à domicile et des indemnités annuelles. Cependant, les organisations de survivants soulignent régulièrement les lacunes du système et la lutte permanente pour assurer des conditions de vie dignes à tous.
Les plus jeunes survivants ayant aujourd'hui près de 80 ans, la tendance démographique est à une diminution constante et inévitable. Ce déclin souligne l'urgence des efforts de documentation historique et de transmission des témoignages aux générations futures, alors que le lien vivant avec les événements de la Shoah s'amenuise.