Malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, les frappes aériennes israéliennes et les ordres d'évacuation ont continué à vider de grandes parties du sud du Liban, selon des rapports de la région. La trêve, qui a mis fin à des mois d'hostilités transfrontalières entre Israël et le Hezbollah, n'a pas apporté le soulagement attendu aux civils.
Fin mai 2026, les Nations Unies et les organisations humanitaires signalent que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées de leurs foyers dans le sud du Liban. Les opérations militaires israéliennes ont ciblé des zones proches de la frontière, invoquant des menaces persistantes du Hezbollah, qui ne s'est pas complètement retiré de la région comme le stipulent les termes du cessez-le-feu.
Le gouvernement libanais et les observateurs internationaux ont appelé à la pleine mise en œuvre du cessez-le-feu, qui comprend le retrait des forces israéliennes du territoire libanais et le désarmement des groupes armés non étatiques. Cependant, des violations des deux côtés ont compromis l'accord, laissant les civils pris entre deux feux.
Les agences humanitaires peinent à fournir une aide aux populations déplacées, de nombreuses familles vivant dans des abris temporaires ou chez des familles d'accueil. La situation reste tendue, avec des échanges de tirs sporadiques signalés le long de la Ligne bleue, la frontière délimitée par l'ONU entre Israël et le Liban.