Le ministre irlandais des Finances, Simon Harris, a déclaré que le renforcement des liens entre l'Union européenne et le Canada ne se ferait pas au détriment des relations du bloc avec les États-Unis. Dans un entretien à Dublin, Harris s'est dit confiant que Washington finira par soutenir une coopération plus étroite entre l'UE et le Canada.
Ses propos interviennent au lendemain de la proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en faveur d'un nouvel accord commercial et d'investissement avec le Canada. Cette initiative vise à renforcer les liens économiques entre les deux partenaires, mais suscite des interrogations quant à d'éventuelles répercussions avec les États-Unis.
Harris, qui est également ministre des Finances de l'Irlande, a fait valoir que l'UE et les États-Unis partagent des valeurs fondamentales et des intérêts économiques qui prévaudront. Il a souligné que les liens transatlantiques restent solides malgré des divergences politiques occasionnelles.
L'UE et le Canada négocient un accord économique et commercial global (AECG) depuis 2009, signé en 2016 et appliqué à titre provisoire depuis 2017. La nouvelle impulsion donnée par von der Leyen vise à élargir la coopération dans des domaines tels que les technologies vertes et le commerce numérique.
Alors que certains responsables américains ont exprimé des inquiétudes quant à un éventuel bloc commercial, Harris reste optimiste quant au fait que les États-Unis reconnaîtront les avantages d'un partenariat renforcé entre l'UE et le Canada. Il a insisté sur le fait que l'UE ne cherche pas à exclure les États-Unis, mais plutôt à construire une économie plus résiliente et diversifiée.