Le programme nucléaire iranien, révélé il y a plus de deux décennies, demeure une source majeure de tensions internationales. Téhéran a toujours affirmé que ses activités nucléaires étaient exclusivement pacifiques, destinées à la production d'énergie et à la recherche médicale. Cette position a été historiquement défendue par le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a émis une fatwa religieuse interdisant le développement d'armes nucléaires.
Début 2026, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) rapporte que l'Iran a considérablement accru ses activités nucléaires. Le pays enrichit de l'uranium jusqu'à 60% de pureté dans son site souterrain de Fordow et ailleurs, un niveau bien supérieur aux besoins des réacteurs civils et techniquement proche du grade militaire. Le stock d'uranium enrichi iranien dépasse largement la limite fixée par l'accord de 2015, le Plan d'action global commun (JCPOA).
Les efforts diplomatiques pour relancer le JCPOA, dont les États-Unis se sont retirés en 2018, sont dans l'impasse depuis longtemps. L'AIEA a maintes fois exprimé son inquiétude face au manque de coopération de l'Iran, notamment concernant la clarification de questions sur des matières nucléaires non déclarées sur plusieurs sites. Les puissances occidentales, dont les États-Unis et les nations européennes, avertissent que les progrès nucléaires iraniens menacent la sécurité régionale et sapent le régime de non-prolifération.
L'avenir du programme iranien reste incertain. Si les responsables iraniens nient toute intention de fabriquer une bombe, l'avancement rapide de leurs capacités réduit le « temps de rupture » nécessaire pour produire du matériel fissile. La communauté internationale se trouve ainsi confrontée à un programme de plus en plus acculé par les sanctions, mais techniquement moins contraint que jamais.