Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien (Majlis), est devenu une figure centrale des efforts diplomatiques de l'Iran concernant son programme nucléaire. Ancien commandant de la Force aérienne des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et ancien maire de Téhéran, Ghalibaf est depuis longtemps l'une des personnalités politiques et militaires les plus en vue de la République islamique.
Né en 1961 à Torbat-e Jam, dans la région du Khorasan au nord-est de l'Iran, Ghalibaf a gravi les échelons du CGRI pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980. Il a ensuite commandé la Force aérienne du CGRI et dirigé la police nationale iranienne avant de devenir maire de Téhéran, poste qu'il a occupé de 2005 à 2017. Il a été élu président du Parlement en 2020 et réélu par la suite.
Ghalibaf s'est présenté à plusieurs reprises à l'élection présidentielle iranienne sans succès, avant de se concentrer sur son rôle parlementaire. Son profil politique est considéré comme conservateur et aligné sur l'establishment dur de l'Iran, bien qu'il se soit parfois présenté comme un technocrate pragmatique axé sur la gestion économique et les infrastructures.
Dans le cadre de la reprise de la diplomatie nucléaire américano-iranienne en 2025 et 2026, Ghalibaf a joué un rôle visible en représentant les intérêts iraniens. L'Iran et les États-Unis ont engagé des pourparlers indirects et directs sur le programme nucléaire de Téhéran, l'Iran insistant sur son droit à enrichir l'uranium tandis que les puissances occidentales cherchent à imposer des limites vérifiables à ses activités atomiques.
Ghalibaf a constamment adopté une position ferme sur les droits nucléaires de l'Iran, affirmant que Téhéran ne renoncera pas à ses capacités d'enrichissement. Son passé au sein du CGRI et ses liens étroits avec le Guide suprême Ali Khamenei font de lui une figure de confiance au sein de la structure de pouvoir de la République islamique.