Des organes de presse liés à l'État iranien ont employé un langage surnaturel et antisémite dans leurs commentaires sur le conflit en cours entre Israël et le Hamas. L'agence de presse Mehr et le site officiel du guide suprême Ali Khamenei ont publié du matériel invoquant les 'djinns' (êtres surnaturels de la théologie islamique) et accusant Israël de 'sorcellerie sioniste.'
Cette rhétorique représente un courant notable au sein de l'écosystème propagandiste de l'Iran, mêlant motifs religieux et messages politiques. Les analystes relèvent qu'un tel langage sert à cadrer le conflit en termes métaphysiques, présentant les actions d'Israël comme intrinsèquement mauvaises et illégitimes.
L'utilisation de ces termes n'est pas un incident isolé. Des commentaires antérieurs de l'agence Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution islamique, ont de même décrit la technologie militaire et les succès du renseignement israéliens comme des produits de la 'sorcellerie' et de la 'magie noire.'
Les experts des médias iraniens indiquent que ce récit vise à délégitimer Israël et à renforcer le soutien domestique à l'« axe de la résistance » de l'Iran en présentant le combat comme une bataille cosmique entre le bien et le mal, au-delà de la simple compétition géopolitique.