L'Iran et les États-Unis ont engagé des négociations diplomatiques directes en avril 2025, marquant l'un des tournants les plus significatifs dans les relations entre les deux pays depuis des années. Les pourparlers, tenus à Oman, se sont concentrés principalement sur le programme nucléaire iranien et la possibilité d'alléger les sanctions américaines en échange de limitations sur l'enrichissement d'uranium.
Les négociations ont été facilitées par Oman, qui a historiquement servi d'intermédiaire entre Washington et Téhéran. L'envoyé spécial américain Steve Witkoff a dirigé la délégation américaine, tandis que l'Iran était représenté par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les deux parties ont décrit le premier cycle de pourparlers comme constructif, bien que des divergences importantes subsistent sur les questions fondamentales.
Un point de friction central reste l'insistance de l'Iran sur son droit à enrichir l'uranium sur son territoire, ce que les États-Unis et leurs alliés considèrent comme une voie potentielle vers le développement d'armes nucléaires. L'Iran a toujours maintenu que son programme nucléaire est destiné à des fins civiles pacifiques. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a précédemment signalé que l'Iran avait enrichi de l'uranium à des niveaux proches de ceux nécessaires pour des armes.
Des cycles de pourparlers supplémentaires ont été annoncés dans les semaines suivant la réunion initiale d'Oman, les deux parties exprimant un optimisme prudent. Cet engagement diplomatique intervient dans un contexte de tensions régionales accrues et d'années de tentatives infructueuses pour relancer le Plan d'action global conjoint (PAGC) de 2015, dont les États-Unis s'étaient retirés en 2018 sous le premier mandat du président Donald Trump.