De hauts responsables iraniens ont réitéré des menaces de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, un point de passage crucial pour les expéditions mondiales de pétrole, dans le contexte des tensions persistantes avec les États-Unis. Ces menaces, formulées par des figures dont un commandant supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), sont présentées comme une réponse potentielle à toute action hostile contre les intérêts de l'Iran.
Le détroit d'Ormuz est l'un des points de transit maritime les plus importants au monde, environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole y transitant. Des menaces historiques et de brèves perturbations ont provoqué une forte volatilité sur les marchés énergétiques mondiaux. En date d'avril 2026, le détroit reste ouvert à la navigation, mais la rhétorique persistante souligne la situation sécuritaire fragile dans la région.
Les relations entre l'Iran et les États-Unis restent tendues sur des questions incluant le programme nucléaire iranien et ses activités régionales. Les efforts diplomatiques pour relancer l'accord nucléaire de 2015, connu sous le nom de Plan d'action global commun (JCPOA), sont au point mort. Les analystes notent que si une fermeture totale du détroit serait une escalade majeure, l'Iran a précédemment utilisé des saisies ciblées de navires et des exercices militaires pour affirmer son contrôle sur cette voie navigable.