Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré que des négociations indirectes récentes avec les États-Unis à Islamabad étaient sur le point d'aboutir avant d'échouer. Il a attribué cet échec à ce qu'il a qualifié de "maximalisme" américain dans ses exigences. Les pourparlers, médiés par Oman, portaient apparemment sur la désescalade des tensions et la relance potentielle d'aspects de l'accord nucléaire de 2015, le JCPOA.
Les responsables américains ne se sont pas publiquement prononcés sur le détail des discussions d'Islamabad, mais ont toujours affirmé que tout engagement diplomatique avec l'Iran visait à traiter son programme nucléaire et ses activités régionales. L'administration Biden s'est dite ouverte à la diplomatie, mais insiste pour que l'Iran limite son enrichissement d'uranium et mette fin à son soutien aux groupes proxy.
Les négociations dans la capitale pakistanaise représentent l'un des plusieurs contacts indirects récents entre les deux nations, qui n'ont pas de relations diplomatiques formelles depuis 1980. La dernière grande tentative publique de restaurer le JCPOA était au point mort en 2022. Les analystes régionaux notent que malgré la proximité rapportée d'un accord, des écarts importants sur des questions fondamentales comme les sanctions et les garanties nucléaires demeurent non résolus.