Dans un récent article du New Yorker, Isaac Chotiner explore l'idée que tout accord nucléaire iranien plausible négocié sous l'administration Trump pourrait être perçu comme une humiliation pour le président Trump. Chotiner soutient que la position agressive de Trump contre le Plan d'action global commun (JCPOA) de 2015, dont il s'est retiré en 2018, a créé une situation où tout nouvel accord nécessiterait des concessions importantes, sapant potentiellement sa position antérieure.
Chotiner souligne que la campagne de 'pression maximale' de l'administration Trump, y compris les sanctions, n'a pas réussi à amener l'Iran à la table des négociations selon les termes américains. Au lieu de cela, l'Iran a avancé son programme nucléaire, enrichissant de l'uranium à des niveaux proches de ceux des armes, selon des rapports de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Ces progrès réduisent l'influence que les États-Unis auraient pu avoir dans les négociations.
L'article suggère qu'un accord acceptable pour les deux parties impliquerait probablement que les États-Unis lèvent de nombreuses sanctions et que l'Iran réduise ses activités nucléaires, ce qui pourrait être présenté comme un recul par rapport aux demandes initiales de Trump. Chotiner note qu'un tel résultat serait un revirement frappant par rapport au retrait de Trump en 2018, qu'il avait présenté comme une victoire contre un 'terrible' accord.
Les critiques de l'administration actuelle soutiennent que la voie vers un nouvel accord est semée de risques politiques, car tout compromis pourrait être attaqué par les durs au sein du propre parti de Trump. Pendant ce temps, les partisans de la diplomatie soutiennent qu'un accord, même imparfait, est préférable à l'alternative d'un Iran doté d'armes nucléaires ou d'un conflit militaire.
En mai 2026, aucune négociation formelle n'a été confirmée, mais des pourparlers indirects via des intermédiaires européens se poursuivent. Le résultat reste incertain, mais l'analyse de Chotiner souligne l'héritage complexe de la politique iranienne de Trump.